Mes écrits

Etre libre en pensant...

"Il y a en l'homme...comme le cite Carl Gustav Jung, une part importante d'irrationnel et de non mesurable qui fait que personne d'autre que l'Individu concerné, ne peut se définir et s'interpréter. C'est cette part d'irrationnel qui le rend unique et seul capable de trouver les réponses à ses questions, les solutions à ses problèmes, parce qu'elle forme avec la partie rationnelle, l'ancrage de sa personnalité, une force qui propulse l'Etre vers sa réalisation et son autonomie...".

 

 

 

L'envers du décor, un accord commun...pourquoi...comment...au demeurant !

 

 

La réflexion philosophique sur le véritable sens de l'existence appartient à tout un chacun. L'idée d'un point de vue analytique n'est pas dans l'air du temps et pourtant...

 

On a longtemps ignoré cette dynamique qu'est l'emprise, dans une relation "domination-soumission-manipulation voire même perversion..." sur le plan psychique "souffrances-modeler à la façon de et renier en tant que je ...". Identifiée comme cible de projection, une effroyable fatalité à accepter, un agir incontrôlé nous incite à participer dans cette dynamique en prenant soin de verrouiller la maîtrise de notre pensée, la nature de notre personnalité.

Une question s'impose alors d'elle-même...

Comment la volonté d'une personne voire d'un système qui s'éternise à modifier la trajectoire de notre vie par des stratégies manipulatoires,  peut nous amener à adhérer au chaos de l'angoisse ?

Un passé endolori ?...L'espoir de vouloir y croire ?

La plus noble des mélodies...la souffrance...diffuse et lancinante construite sur la co-dépendance "inconsciente" qui se trouve être le reflet de nos premières expériences, confirmées, nuancées ou contredites.

L'idée, pour démentir le lien "inconsciemment" lien que l'on entretient, fondement de l'attachement, nous aide à avancer dans la réflexion.

Porter un regard ouvert et bienveillant sur des blessures, celles d'antan qui activent la voie du présent, présent lourd en questionnement voire éprouvant "le langage, le partage" c'est observer une vérité à légitimer, c'est se souvenir de son amertume et de sa souffrance, une référence à déposer, permettant de panser ses douleurs et rectifier des erreurs.

 

 

L'emprise, tactique qui regroupe plusieurs fonctions, neutralise toutes pensées permettant d'agir, de se définir, un véritable chaos dans ce méli-mélo où une seule fréquence qu'est la souffrance y trouve gain de cause.

L'individu, par des manoeuvres subtiles ou directes qui découlent d'une absence d'empathie, interfère en contrôlant, ce qui lui revient de plein droit...Autrui...en l'assujetissant à le servir et le satisfaire au mieux de ses intérêts, l'utiliser contre vents et marées. Il n'y a pas de place dans le contrôle mental pour un regard autre sur l'Autre dans sa différence.

Exercer une dynamique d'emprise "domination-soumission-manipulation" c'est mettre en péril des rapports humains...c'est se nourrir de relation sans lendemain. L'affaiblissement qui en résulte est fait de tourments et de pensées négatives, le manque que représente le vide, sous un mode transparent.

L'emprise, mais mise sur Autrui, en dominant, en possédant, en contrôlant, en soumettant, conduit à l'abrutissement privant l'Etre de sens et d'espoir quant à son devenir.

L'emprise déclenche des sentiments de peur, d'anxiété, l'insécurité y règne. Une forme d'attache qui nous détache à un niveau profond de nos véritables valeurs.

Tomber dans le piège insidieux de l'emprise, c'est accepter une mise en scène afin d'attiser des maux intérieurs non reconnus, c'est permettre au premier venu de prendre le contrôle d'un "Moi" en l'exploitant, c'est tomber dans l'illusion en adoptant les conceptions d'Autrui qui émotionnellement nous amènent à la confusion.

Rejouer des combats dont l'obscur enjeu qu'est cet emprisonnement anxieux prenant une tournure chaotique, c'est maintenir des chemins épineux qui équilibrent la douleur souterraine.

Refuser de prendre cette responsabilité, c'est mettre toutes les chances de son côté, tout en oeuvre pour cohabiter avec ce sentiment d'être et d'exister au sein du Monde.

 

 

 

Prendre conscience de nos fonctionnements, de ce qui nous anniment, ce qui nous épuisent, ce qui nous freinent, c'est permettre le changement, c'est rester centré sur maintenant. C'est faire un pas en avant, c'est rebâtir un parcours accidenté en acceptant les erreurs du passé pour découvrir et retrouver sa liberté afin de contrer l'adversité.

Comprendre les souffrances qui se manifestent contre notre gré, c'est se souvenir du contexte dans lequel les blessures ont été perpétrées, c'est penser et panser celles-ci, pour ne plus avoir à les revivre, c'est renoncer à alimenter ce manque de...

 

 

 

 

Oser sortir du silence afin que l'existence prenne un nouveau sens, c'est combler dans la parole, l'absence. C'est rendre à qui de droit la responsabilité de sa souffrance, c'est se libérer d'un poids qui fait effroi et qui parfois échappe à la conscience.

 

 

 

 

 

La quête véritable de l'Autre passe par des moments d'intimité fluctuants, d'échanges et de ressentis envers Autrui !

 

 

 

 

Seuls ceux dont l'amour a envahi le coeur connaissent le langage

secret des regards...

Faouzi SKALI

01-07-2015

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