Mes écrits

Un réel fondamental...

 

Erich Fromm "psychanalyste humaniste américain" cite dans son ouvrage "l'art d'aimer" qu'il existe qu'une seule preuve de la présence de l'amour...cet art, son art,  l'art même qui rend l'homme libre...".

 

La vie ne ressemble pas à une hiérarchie, tout se respecte du plus grand au plus petit !

Nous pensons être un îlot dans un monde de pluralité par lequel nous pouvons contrôler notre environnement "produit de l'imagination" afin de créer plus de sécurité en soi, voire d'espace pour ne pas à définir cette sourdine fragilité qui raisonne parfois avec intensité comme un appel d'une vérité à élucider...

 

La relation à l'autre reste mon lieu d'apprentissage, mon reflet...

Dans une dimension duelle d'où cette approche relate d'une relation d'intérêt, le désespoir active le désir d'aborder l'autre pour combler ses propres besoins intérieurs "craintes-peurs-angoisses-manque..." aussi importants soient-ils. Nous l'enfermons dans une dépendance "domination voire soumission-manipulation", nous exigeons un retour constant de grâce et satisfaction voir être conforme à nos souhaits. Cela conduit à la frustration, au conflit à la destruction voir parfois même l'acceptation "dans une dimension interactive inconsciente...".

Cette dynamique, une réalité insupportable à regarder empêche cette ouverture à cette libre expression qu'est...éprouver.

L'Amour peut faire peur car tout ce que l'ego a bâti pour garantir sa sécurité, se retrouve pénalisé, menacé par la résurgence de sentiments que nous ignorions. Maîtriser cette bâtisse "ego" pour ne pas sombrer avec son réceptacle d'attentes, n'est autre que préserver l'ultime maillon d'une erreur, d'une méconnaissance.

La vie n'est pas le résultat d'un hasard...

Tout surgit de l'intérieur et coexiste à l'extérieur dans un perpétuel mouvement "C.G.Jung".

L'intolérable "la souffrance" qui recouvre notre existence, notre être car touché par l'ego des autres, provoque une cassure et suscite d'avancer sans ce bouclier. L'éventail des blessures est une ouverture qui recommande de gravir un escalier non pas, marche par marche, mais palier par palier.

Cet échec aussi douloureux soit-il, apparaît comme un levier initiatique, un enseignement témoignant d'une blessure "d'antan" ravivée en son temps et de part son activité qui relève d'une vérité à épurer, une attention dans la compréhension se doit d'être vécue et acceptée.

Marquée par le sceau de l'intensité, l'art d'aimer nous renvoie à une réflexion profonde...

Un discernement s'impose car pour rencontrer "vraiment l'autre", il faut pouvoir se retrouver, se recentrer sur soi-même, naviguer à contre-courant afin que cette musique provenant à la fois du corps et du mental soit en harmonie.

La nostalgie d'un vécu dans la grisaille de la négation laisse place à la spontanéité retrouvée "amour subtil et raffiné" touchant l'Etre dans toutes ses fonctions, les émotions se calment et s'installent dans la durée.

Le gouffre du désespoir apparaissant sans goût, qui écope d'une souffrance intérieure difficile à déchiffrer, à masquer, éveille l'intensité dans l'agir afin de définir, raviver et magnifier l'existence.

Ce tourbillon qui entretient la fusion "les maux accablés de sanglots" devient sensation à la rencontre d'un sens.

L'accès à une plus grande liberté émotionnelle que décuple la puissance de l'amour, témoigne de reconnaissance, reconnaissance de soi, de celle ou celui voire des autres.

 

Cette prise de conscience discernant le vrai du faux, fruit d'une exploration intérieure, libérant les mots, peut permettre de se tourner vers une voie autre, à découvrir...

 

 

Comprendre l'autre voir l'aimer, c'est s'enrichir de sa personne. C'est être capable de retirer de ses pensées toutes animosités. C'est l'accepter dans sa différence car la relation reste le point de référence. C'est partager la nouveauté.

Alors la communication entre deux, passe par la délicatesse du coeur. L'espace d'expression se fond dans le mouvement de la pensée "observer-écouter...".

 

 

 

"Si vide d'espoir est le monde du dehors que

deux fois plus précieux m'est le monde du dedans..."

 

Emily BRONTE

27-06-2014

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