Mes écrits

CE POISON qu'est LA MANIPULATION dans LA RELATION...

 

 

"Sans Amour, qu'est ce que vivre veut dire, se demande Ronsard..."

L'Amour est envisageable...

Il nous faut le cultiver, l'explorer partout où il peut exister.

L'Amour rassure et assure une ouverture au respect de soi voire d'autrui.

L'Amour nous embellit, nous bonifie, nous ressource permettant de pratiquer ces valeurs qui sont nôtres entre autre l'empathie.

L'Amour est puissance car dissout l'ignorance et renforce la cohérence.

Cette loi qu'est l'Amour, force qui s'efforce de corriger cette tendance à basculer dans l'arrogance est source d'inspiration voire d'information car restaure l'instabilité "confusion de mots qui engendre les maux" qui se joue et s'installe au sein d'une relation symétrique.

Cependant...

Comment le plus souhaitable des sentiments peut-il au plus haut point nous faire souffrir ?

Comment ce dur combat entre le chaud et le froid, ici et maintenant qui entrave notre existence se charge de reproduire des expériences allant à l'encontre de nos désirs ?

Lorsque manipulation rime avec possession, soumission, il n'y a qu'un pas à franchir pour se retrouver être sous l'emprise d'une relation présentant une dynamique asymétrique.

 

 

Le manipulateur dans une relation quelque qu'elle soit n'a que faire des désirs d'autrui, il ne l'entend pas ainsi. Il se trouve être dans le paraître et se doit d'assouvir des désirs latents, d'appliquer dans une dynamique constante, l'authentique, l'inconnu qu'est ce prétendant sous forme de partage, gage de son héritage. La jouissance qui en découle atteint l'extase dès lors où cette souffrance produit sur autrui des défaillances "effondrement de son identité, annihile ses facultés et paralyse ses pensées...". Le manque que représente le vide provoque une inertie en soi.

Avide de pouvoir, le faire et l'avoir, le manipulateur va où sa propre loi le pousse à reproduire toujours et en tout temps, ce besoin de nuire. Se sentir complet en intégrant en silence, valeurs et qualités qu'il envie et revendique de son objet, son sujet. Reconsidérer son existence, cette part de soi, apaiser ses émois.

L'autre n'est autre qu'un objet de satisfaction dans la relation, un pion que l'on malmène d'un bout en train sans lendemain, vers lequel on sème son histoire. Un support, un confort qui manque dans ce rapport entre soi et le monde afin d'y croire, la cible n'en sera que plus démunie. Ricanant de son bon vouloir, le manipulateur jubile de son pouvoir et donc rien ne l'arrête, son but étant, abuser de sa marionnette.

La manipulation est une arme secrète, parfaite, une inspiration à promulguer une vérité souterraine bien lointaine de la réalité "être...en possédant, en dominant, en manipulant tout en contournant les retombées, en nourrissant ce moi qui représente une incapacité à se soustraire d'une pensée trop rigide...".

La manipulation est une histoire à deux "le piège des miroirs" compromettre le rationnel et accepter l'irrationnel.

Tout individu manipule mais cela reste ponctuel et de ce fait n'a pas d'odeur, ne suscite nullement de s'éprendre du royaume du mal.

La manipulation est un art que le manipulateur maîtrise avec perfection. Il attire et se retire, avance et recul, argumente et complimente, puis dans une dynamique, un ersatz assuré, en contemplant et en s'assurant du trouble de cause à effet "la perte de soi" il frappe là où ça fait mal "l'âme d'un autre".

Cette fonction qui déroute, en empruntant une route Oh combien enivrante voir semée d'embûches, pour obtenir, pour détruire, un cap à définir, à maintenir pour mettre fin à l'entrain d'un "je" sous l'emprise d'un jeu à étreindre "une pulsion" permettant d'atteindre l'extase, déplore toute remise en question. Erreur de discernement, de jugement exprimant plusieurs éléments "refoulés" voir en tant que support de déplacement, l'intensité de cet autre, autre que soi. On parlera de projection dans la relation, conviction d'une autre réalité qui diffère d'une vérité à décanter.

Vivre ce piège d'un amour délétère, dépositaire de tout ce qui nous constitue, relate d'une histoire non réglée, rééditée une nouvelle fois.

Dans une dimension vertigineuse de tensions, cette souffrance se dévoile en tant que manque, est ce :

Ce manque d'avoir trop eu qui suscite d'être cet Inconnu en tant que "je" car non reconnu par l'Autre, mais juste perçu par cette image de soi que reflète ce miroir en révélant l'Autre, l'identique, le même dans une dynamique inconsciente de grand, de plus, d'unique mais d'attente également.

Où est-ce ?

Ce manque de ne pas avoir eu et d'être ce véritable Inconnu dans ce rapport à deux qui active cette blessure d'antan issue de sentiments ambivalents. La pierre est posée et les fondations se doivent de demeurer. Ce "je" prisonnier se trouve être constamment amené à réactiver "erreur d'aiguillage" le jeu des répétitions. Briser le mur du silence qui nous plonge vers un extérieur factice, construire une nouvelle bâtisse en toute conscience propice à une nouvelle orientation, suscite de s'interroger pour éviter toutes répétitions.

 

Répéter une configuration relationnelle, induire un schéma qui suppose l'oubli de soi, allant d'échec en échec, laisse paraître un attachement rédhibitoire au sein d'une alliance "inconsciente".

Se débarasser des réflexes d'antan, hérités, c'est élucider son histoire, la déposer et dévier de trajectoire.

Accorder une attention toute particulière à ce schéma dans une intention de découverte de soi en vue de redécouvrir ce trésor caché de sa personnalité, c'est pouvoir se détacher de drames, poison de l'âme.

 

 

 

Ne pas être un jouet du hasard attendant son heure dans le placard...

Ne plus compromettre une identité bafouée, d'une réforme juste empruntée...

Ne pas être soumis aux caprices du destin pour s'enliser dans un vide sans fin...


Rainer Maria Rilke "écrivain 1875-1926"  a su parler de l'Amour comme peu - d'un amour qui soit à même de traverser tous les degrés du coeur.

"L'amour permet à l'homme d'approcher "l'ouvert...Ce qui menace l'amour est le refus du mouvement qui l'anime...".

 

 

 

 

 

Tout objet de besoin, reste un objet de haine...

Wilfried BION "psychanalyste britannique 1897-1979..."

26-06-2014

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