Mes écrits

Johann Gottlieb FICHTE "1762-1814"

Méthode pour arriver à la vie bienheureuse "extrait du livre..."

Philosophe Allemand, Johann Gottlieb Fichte a été l'une des figures fondatrices du mouvement philosophique de son temps. Il s'inspire des écrits théoriques et éthiques d'Emmanuel Kant et développe des techniques tout à fait novatrices pour la pensée analytique. Dans ses réflexions sur la nature humaine, il accorde une importance sur le problème de la subjectivité et la conscience propre à l'homme...

 

 

"Celui qui  n'est pas parvenu à la vie véritable sent cette aspiration, mais ne la comprend pas. Tous les hommes voudraient être heureux, tranquilles et satisfaits de leur condition, mais ils ne savent pas où ils trouveront ce bonheur, ils ne comprennent pas ce qu'ils aiment en effet ce à quoi ils aspirent. Ils croient qu'on peut le trouver dans ce qui se présente immédiatement à leurs sens, c'est à dire dans le monde. En effet, au point de vue de leur esprit rien n'existe, si ce n'est le monde. Ils se mettent courageusement à la chasse du bonheur, en s'appropriant le premier objet venu qui leur plaît, qui leur promet de satisfaire leur désir, et ils s'y abandonnent. Mais aussitôt ils rentrent en eux-mêmes et se demandent : "Suis-je maintenant heureux ?". Du fond de leur conscience une voix retenti qui leur crie "Oh non, tu es encore aussi vide et aussi indigent qu'auparavant". Désabusés de cette illusion, ils pensent qu'ils ne se sont trompés que sur le choix de l'objet, et se jettent sur un autre. Mais celui-là ne les satisfera pas plus que le premier et pourrons-nous désirer qu'il en fut autrement ?" puisque ce sentiment que rien de ce qui est fini et passager ne peut les satisfaire, est présicément le lien unique par lequel ils tiennent à l'éternel et demeurent dans l'existence.

Ainsi ils passent leur vie, agités par un désir et une angoisse continuels. Ils s'imaginent que s'ils pouvaient monter jusqu'à cette hauteur que leur oeil découvre, ils seraient délivrés de l'inquiétude qui les tourmente, ils y montent et ils y retrouvent exactement la même inquiétude...".

 

 

Kant a écrit en s'inspirant d'une philosophie quantique...

"nul ne doit se servir d'autrui comme moyen de ses propres fins...".

 


 



 

 


18-11-2013

Retour aux articles d'Elisabeth