Mes écrits

Théâtres du Je "Joyce McDougall..."

 

Joyce McDougall (née Hilary Joyce Carrington en Nouvelle-Zélande le 26 avril 1920 et décédée à Londres le 24 août 2011 à l'âge de 91 ans) était une psychanalyste clinicienne d'une sensibilité rare, capable d'écouter avec humour, humanisme et naïveté, les tourments d'une existence rencontrée. Au-delà des apparences, au delà de toutes souffrances, les milles facettes oubliées du "MOI" d'où jaillissent les émois qui s'enchaînent lors d'une cure n'étaient pas accueillies de manière impure, mais dans une dynamique assainissant la constance réciprocité qui permettait d'avoir entre autre, un rendu tout autre de l'interprétation du symbolique. Sa notoriété, son approche qui la caractérisait, la rendait plus proche du sujet afin de le ramener à la vérité de son désir, sans jamais se départir de l'essentiel de ce qu'est l'éthique "de la cure".

 

 

 

Le corps souffrant via les maladies d'origine psychosomatique n'est autre que l'apparition de symptômes "une arme secrète" qui vise inconsciemment à détruire les aspects haïs ou dangereux en soi. Certaines zones et fonctions sont vécues comme entité indépendante, située hors de la maîtrise du sujet, voir sous la domination d'un Autre. La permisssion d'éprouver, de faire de son corps l'utime propriété ne peut se faire "inconsciemment" que par l'intermédiaire d'un tiers.

La défense contre la douleur mentale passe par la somatisation du corps...

Tout symptôme érigé par la voie du corps n'est autre qu'un retour à Soi de la négation de son Moi. L'organisme par une défense corporelle se protège de cette effraction inconsciente qu'est cet envahissement de ce lien "l'intrus" en désaccord qui ne fait qu'un entre corps et esprit...

 

Toute transformation du psychisme doit s'intégrer au niveau énergétique en traversant le corps. La conscientisation de certains mécanismes de l'inconscient ne peut pas être juste intellectuelle, sous peine de renforcer l'ego et la toute puissance de la personne. Ce qui rend humble, ce qui ouvre à davantage de conscience, c'est le lâcher prise du mental qui conduit à intégrer physiquement une compréhension de l'inconscient, permettant de lever certains blocages émotionnels afin de rétablir la libre circulation des énergies entre le somatique et le psychique.

 

 

 

 

 

 

 

"Le langage du corps exprime clairement les conflits qui se trament dans l'esprit. C'est le langage le plus acceptable que nous ayons pour parler de notre souffrance...".

 

Anne Harrington "Professeur d'Histoire et de la Science à HARWARD...".

26-04-2013

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