Mes écrits

L'EPREUVE et L'EVEIL

La peur reste une réaction naturelle, instinctive de tout être vivant...

Tout autre, la peur psychologique se perçoit comme soumise à un monde hostile "sans danger apparent" inflation de l'égo, mémorisation d'images via le chaos. Interprétation et vision se distinguent comme un jeu entre ce "je" et ce moi conscient.

Nous quittons sans cesse le présent, nous remémorons nos expériences passées que nous projetons indéniablement dans le futur. Nous vivons en mémoire notre histoire "anticipation, enthousiasme, exaltation OU régression, crainte, appréhension ET souffrance, indolence...".

Nous échaffaudons des plans faits de désirs, d'attentes jamais totalement comblées, en quelque sorte nous fuyons la réalité afin de se complaire dans le passé qui nous confère une sorte d'identité.

Ne pas compromettre le mental et le corps...

Le corps encapsule les peurs toxiques qui le pénètrent. Des expériences si douloureuses se retrouvent enfermées et deviennent inaccessibles. C'est seulement dans le voir que la peur perd de son pouvoir. Lui accorder ce moment de réflexion c'est entamer un processus de dissolution. Qu'il soit question d'abandon, de souffrances refoulées, de passé non dépassé, d'existence dénuée de sens, de projection voir même régression par peur d'exister, dans l'Ecoute, la peur traverse l'Etre, mais ne s'installe plus, ne s'impose plus.

Entrer en contact avec la peur c'est l'accueillir, la ressentir et non la fuir. L'investir afin de rendre à l'homme l'intégralité de ses fonctions inertes car faussées, erronées par cette dynamique qu'est la peur. La peur existe dans l'obscurité, elle est émotivité et fait partie de la discontinuité.

Etre libre de tous tourments, c'est sortir de cet emprisonnement, briser les chaînes et barrières via un retour en arrière.

 

 

 

"A l'instant où l'esclave décide qu'il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent..."

GANDHI

 

 

 


09-03-2012

Retour aux articles d'Elisabeth